LE COIN DES ARTISTES PEINTRES

Tous les peintres, aquarellistes, dessinateurs etc… ne sont pas cotés sur Artprice. Des œuvres « d’amateurs » dit-on parfois ! Certaines pièces ne sont même pas signées… Il n’empêche que leurs auteurs sont bien des « artistes » dont les productions méritent une reconnaissance lorsqu’elles font leur apparition sur les plateformes, dans les ventes publiques, ou sur les brocantes du dimanche. Alors, à quoi, à qui se fier ? La question est inutile, fiez-vous à votre goût ! Nous souhaitons partager nos coups de cœur et vous proposons ces œuvres qui nous ont plu, tout simplement. C’est aussi une façon de leur donner une « cote » lorsque vous les achèterez. Qui sait peut-être un jour découvrirons-nous une « pépite » … L’aléa n’est pas pire que pour les chercheurs d’or !


Paul Borel (1828-1923), peintre et graveur français. Né à Lyon, orphelin de riches négociants, il entre avec son frère au collège d’Oullins, fondé en 1833 par les pères dominicains pour aider les vocations littéraires et artistiques. Après la mort de son frère en 1848, Paul Borel se rend à Paris où il retrouve son ami Louis Janmot. Il étudie les classiques du Louvre. Il débute au Salon de Lyon de 1851 avec des œuvres religieuses. En 1852, Janmot et Borel font leur Grand Tour en Italie pour y chercher de nouvelles sources d’inspiration. Il expose en 1857 au Salon de Paris. Entre 1857 et 1864, il bénéficie ponctuellement de cours auprès d’Hippolyte Flandrin, professeur à l’École beaux-arts de Paris. Pendant cette période, il peint le portrait de sa femme qui décédera deux après leur mariage. À la suite de ce deuil, Borel commande la construction de la chapelle de l’école d’Oullins à Pierre Bossan. Un héritage familial en 1860 permettra à Paul Borel de se réaliser. Il commence la décoration de la chapelle de Saint-Thomas-d’Aquin d’Oullins, qu’il mettra plus de vingt ans à terminer. Paul Borel est également graveur. Il réalise de nombreuses eaux-fortes, dont une majorité représente des arbres omniprésents dans ses paysages. 


Portraits de famille : Trois pastels du XIXème, la mère, la fille et le gendre 🙂


Jusqu’au 25 janvier 2026, le musée Jacquemart-André met à l’honneur le peintre Georges de La Tour, connu pour ses scènes intimistes et ses clairs-obscurs d’une grande intensité. Influencé par Caravage, dont le style rayonne alors dans toute l’Europe, Georges de La Tour développe une interprétation personnelle et audacieuse du clair-obscur qui fait toute son originalité. Ses tableaux se distinguent notamment par un réalisme et des compositions sobres, qui contrastent avec l’intensité dramatique des toiles caravagistes italiennes. Fasciné par les jeux de lumière artificielle, il réalise plusieurs scènes nocturnes à la chandelle – parmi lesquelles La Femme à la puce, Job raillé par sa femme ou encore Les Joueurs de dés – devenues emblématiques. La flamme vacillante d’une bougie s’impose alors comme sujet central de ses œuvres (Nouveau-Né, Madeleine pénitente). La lumière, en accentuant la densité des matières, confère à ses toiles une intensité à la fois poétique, fragile et intemporelle. Peintre du peuple plus que de la cour, Georges De La Tour sublime la solitude de ses sujets et transcende la trivialité du monde par son utilisation remarquable de la lumière. Cet événement unique est la première rétrospective française consacrée à Georges de La Tour depuis 1997 avec plus de de 30 chefs-d’œuvre réunis, sur la quarantaine d’œuvres connues de l’artiste. La boutique Adequantik propose actuellement une reproduction d’art du tableau le Nouveau Né, visible dans cette exposition.

Rafflewski, lithographie Place des Vosges 1960

Rolf Rafflewski (1943-2019), artiste peintre allemand. Précoce dans son art, Rafflewski a fait sa première exposition personnelle à 16 ans. À la fin de ses études à l’académie d’état de Hanau en 1961, il visite Paris et s’y installe définitivement. Les grands boulevards, quais animés, et rues typiques de Montmartre sont ses sujets de prédilection pour ses peintures et lithographies. Rafflewski a exposé dans des galeries et musées à travers le monde, comme San Francisco, Washington, Tokyo, Hawaii, Paris et New York ; et en 1973, la Bibliothèque de Paris lui a consacré une exposition personnelle. Il est également connu des collectionneurs pour les cent lithographies originales qu’il a créées.

DUFLOS, Aquarelle vue de village de la forêt vers 1900

Robert Louis Raymond Duflos (1898-1929), artiste-peintre français, de style post-impressioniste, connu pour ses portraits et ses nus féminins au pastel de la période Art déco. Il est membre de la Société des Artistes Français ; il expose également au Salon des Indépendants et à l’Académie des Beaux-Arts en 1929.

50 ans de la mort de Pablo Picasso, hommage avec le « Petit Nu » (fac-similé)

Posséder chez soi un « Picasso », c’est avant tout un vœu, un rêve et un plaisir pour les yeux. Est-ce l’apanage des musées nationaux et des oligarques ? Non. Picasso, tout au long de sa longue vie de créateur passionné, s’est toujours préoccupé de la circulation élargie de ses œuvres au-delà de la galerie et du musée. C’est ainsi qu’au sortir de la guerre, au vu des prodiges de qualité d’impression des nouvelles machines d’imprimerie venant des É.-U., l’artiste s’est associé avec quelques amis pour créer les Éditions Cercle d’Art. Entre 1950 et 1973 (année de son décès), ils publieront ensemble, c’est-à-dire avec sa participation artistique directe sur les mises en pages et choix graphiques, vingt-cinq ouvrages de référence sur l’œuvre protéiforme.

Certains de ces livres sont de véritables objets de collection, car imprimés selon le procédé classique de la lithographie, offrant au public d’amateurs de véritable fac-similé des œuvres, essentiellement des dessins, se prêtant de manière idéale à ce mode de reproduction. Tous imprimés il y a plus de cinquante ans et épuisés depuis quarante ans, ces tirages furent de faible ampleur. Les propriétaires de l’époque de la maison Cercle d’Art mettent en vente aujourd’hui quelques exemplaires de ces fac-similés lithographiques tirés de ces ouvrages.

Posséder une œuvre originale de Picasso — son fac-similé — est donc possible et à un prix abordable.

JOUBIN (Georges), Partie de cartes vers 1940

Alfred Flavien Georges Joubin (1888-193), peintre et dessinateur français. Très tôt orphelin d’un père lui-même artiste peintre, Georges Joubin est l’élève de Jean-Pierre Laurens à l’Académie Julian en 1906, puis de Gabriel Ferrier à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1908. Il s’installe en 1912 dans la cité d’artistes « Les Fusains », à Montmartre où il participera à la fondation de l’École de Montmartre, y étant l’initiateur du manifeste proclamant : « nous croyons pouvoir réaliser une œuvre non pas nourrie d’abstraction, mais plongeant aux racines même de la vie ».

PICART LE DOUX (Charles), Huile sur panneau paysage de neige signé 1937

Charles Alexandre René Picart Le Doux (1881-1959), artiste peintre français. Il entre vers 1900 à l’Ecole des Beaux-Arts de Jean-Léon Gérôme. Ami de Renoir, il se libère de l’académisme et adopte un style impressionniste pour ses paysages. Picart Le Doux va présenter aux Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon d’Automne, au Salon des Tuileries. Peintre du groupe de l’Ecole de Paris, il reçoit en 1937 la Grande Médaille à l’Exposition Internationale de Paris. Il travaille comme professeur dans une académie libre à Montparnasse. En 1950, il est nommé officier de la Légion d’honneur. Outre les peintures, il réalise diverses décorations murales, notamment les plafonds du paquebot Normandie. Il a également illustré de nombreux ouvrages littéraires.

Autres artistes, pêle-mêle…